Mardi 26 juillet
Résumé : Visite du vieux Ségou et du village des potiers

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Il me faut absolument récupérer des devises. Impossible de savoir si les chèques de voyage sont acceptés dans l'une des banques de la ville. Je décide donc d'utiliser la carte Visa. Il y a deux banques BDM de chaque côté de la rue, je choisis la plus grande espérant plus d'efficacité. Mauvais choix, il est impossible d'être moins efficace, la transaction est acceptée en cinq minutes mais il va leur falloir une demi-heure pour faire photocopier mon passeport. Ensuite, le caissier prend un quart d'heure par client, deux heures de plus à attendre.

Au bureau des guides près du port, je fais affaire pour aller visiter Ségoukoro. On y va en voiture, au passage on traverse le quartier colonial assez bien préservé. Ségoukoro est au bord du Niger c'est un village très intéressant, on peut y observer de nombreuses scènes de la vie quotidienne. Toutes les constructions sont enduites de banco rouge. Le guide me fait un long laïus sur l'histoire du village, en particulier du bien et du mal qu'y a fait le célèbre Biton, un grand roi bambara. La visite de sa tombe ne présente pas un grand intérêt. Il y a deux mosquées dans ce village. La mosquée rouge près du fleuve est superbe. L'autre mosquée non recouverte de banco rouge (elle est paraît-il dans le style de celle de Djenné) a une histoire, c'est le susnommé Biton qui l'a faite construire pour sa chère maman.

Au retour le chauffeur nous dépose en plein quartier colonial, ensuite nous marchons vers la fabrique de bière de mil la plus cotée de Ségou. On peut y voir toutes les étapes de la fabrication. C'est bien sûr l'occasion d'en boire un litre. J'aurais bien aimé la goûter fraîche mais ici elle est toujours servie tiède.

Il reste encore le temps d'aller visiter le village des potiers bien que ce ne soit pas très intéressant car nous sommes mardi, il vaut mieux y aller le weekend juste avant le marché lorsqu'ils font cuire les poteries. Y aller en pirogue est trop cher pour une seule personne, je décide donc d'y aller à moto avec le même guide. Il faut d'abord hisser la moto sur la pirogue qui traverse le Niger (1 km de large). Le village est à peu près à 15 km. Mais la nuit précédente il a beaucoup plu, on fait le trajet dans la gadoue. On a même pris un valdingue, on a eu juste le temps de sauter de la moto sur le talus au bord du chemin, mais la moto en a pris plein la vue. Par la suite, lorsqu'il y a trop de gadoue, je descends de la moto pour faire un détour à pied. Après une grosse heure de galère nous arrivons au village. L'intérêt de cette visite réside surtout dans l'observation des techniques utilisées pour fabriquer les poteries. Elles sont parfaitement circulaires bien que les femmes potiers n'utilisent pas de tour. Pour faire bref, c'est le potier qui tourne autour de la poterie. La place où les poteries sont cuites permet d'imaginer le brasier qu'il y a ici en fin de semaine. Le guide me dit que les touristes n'arrivent pas en s'en approcher à moins de 20 ou 30 mètres à cause de la chaleur. Le retour vers Ségou est encore plus épique que l'aller, le guide essaie un autre chemin, on se retrouve perdu au milieu des plantations, ou bien plantés dans des bancs de sable. Bref, on arrive à l'embarquement juste avant la nuit. En conclusion, le guide me dit que je pourrai me vanter d'avoir fait le rallye Ségou – Kalabougou.

Tous les touristes du centre ville ainsi que de nombreux Maliens se retrouvent dans le (et surtout à l'extérieur du) restaurant Le Golfe. Ce restaurant propose une fois par semaine un concert de percussions.

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